Victor Hugo, le géant paradoxal! L'immense poête exilé! Le politique visionnaire d'une Europe fédérée, l'artisan de la jsutice et de la liberté au sein d'une république plus "conservatrice" que "révolutionnaire". Conservateur et rebelle, haut dignitaire et reclu, souvent présenté comme le génie universel aux multiples talents, il a été révolutionnaire et favorable à la colonisation (du moins celle de l'époque). Parlementaire, il s'est impliqué à droite comme à gauche dans tous les grands débats dasn lequel il plaçait l'idéal démocratique de 1846 à 1880. Victor Hugo est mort à Paris le 23 Mai 1885 à 83 ans. Plus de 1 million de personnes ont assisté à ses funérailles.
A 12 ans il écrit ses premiers poèmes. A quatorze ans, il affirme: " Je veux être Chateaubriand ou rien". Un écrivain est vivant tant que ses livres continuent à nous parler. Victor Hugo est toujours vivant. Colloques, anniversaires, expos, livres mais aussi... comédie musicale. 25 ans après leur création à Paris, "Les Misérables" version comédie musicale reviennent en juin 2010 à Paris. C'est à propos de ce chef d’oeuvre de la littérature, que le poète a expliqué: " Tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles" en ajoutant "Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l'action." Il est aussi celui qui martèle sans cesse: "la guerre, c'est la guerre des hommes, la paix c'est la guerre des idées". A l'époque ou il publie un essai, "Le dernier jour d'un condamné" (1829) ou il s'engage en faveur de l'abolition de la peine de mort, un ministre, François Guizot, tente de faire voter l'abolition. Il échoue de peu. Sous le règne du roi-bourgeois Louis-Philippe 1er, Hugo, chef de l'école romantique se mue en notable et pair de France. Homme de théâtre, il déclenche une bataille avec "Hernani". Il devient républicain sous la IIe République (1848) et en appelle à la création des États-Unis d'Europe quand le continent entre en ébullition. Emu par les souffrances du peuple en 1848, Victor Hugo affiche son hostilité à Napoléon III qui le fait exiler à Jersey, puis à Guernesey. En 1859, il refuse l'amnistie de l'Empereur. Pendant cet exil qui dure près de vingt ans, il produit la partie la plus riche de son oeuvre.
Intellectuel et populaire, incontestablement ce génie de l'écriture l'a été. Tribun, il le revendique: "l'orateur, c'est le semeur". Devenu patriarche, chacun de ses discours est un évènement salué par le peuple de Paris qui s'entasse dans les tribunes du sénat. Ses paroles sont largement relayées par la presse séduite par une syntaxe "accessible et populaire" relève Marieke Stein dans son excellent "Victor Hugo, l'universel" dans la collection "Tribuns" à la documentation française. C'est exact, le poète possède de multiples talents à commencer par celui de la maitrise totale de la syntaxe. Pour lui, "L'adjectif, c'est la graisse du style" et 'l'argot, c'est le verbe devenu forçat". Il sait aussi écrire l'amour, les femmes de sa vie en témoignent. Ses recueils de poésie aussi ainsi que sa correspondance révèlent un personnage intime, un homme sensible doté d'une certaine audace :)
En témoigne ses lettres adressées à son amante, la jalouse Juliette Drouet. Lettres toujours d'actualité pour les couples en...difficulté! Un jour de 1873, Juliette trouve une enveloppe étrange dans le courrier. Elle l'ouvre et y découvre l'indice d'une relation qu'Hugo entretiendrait avec une autre femme. Sortie récemment de la clandestinité amoureuse, elle sait qu'on n'est pas toujours du bon côté de la trahison : elle fait ses valises. Hugo apprend qu'elle s'est réfugiée à Bruxelles. S'ensuit une série de missives implorantes, dont un prodigieux chef d'oeuvre de dix pages, où il déploie tout son art . « D'un mot je ferai tomber tous tes doutes », promet-il. Juliette Drouet se jure bien de résister aux astuces littéraires de son assaillant. Elle tiendra une semaine. Pour obtenir sa reddition, il aura fallu qu'Hugo donne corps, à longueur de lettres, à sa version des faits, par une fascinante répétition de motifs bien choisis. La mystérieuse correspondante est une « folle », cette histoire un « hideux rêve de folie » ;seul le retour de Juliette permettra la révélation de son innocence (« si je te voyais, comme tout cela s'éclaircirait vite ! ») et pourrait lui sauver la vie (« Te perdre, c'est mourir. Ne me tue pas !») ; Hugo en arrive même à inverser les rôles, dans une fabuleuse tentative de mystification : « Je vais revenir. Oh ! attends-moi. » Ces lettres ont l'ampleur inutile d'un jeu littéraire. Il sait qu'elle reviendra. Il sait aussi que la romance est une affaire de romanciers (1).
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LAST INTERVIEW: Victor Hugo / auteur-homme politique
copyright : Attypique-mag 2010 Last interview* copyright Attypique-Mag __________________________________________________________
Attypique.com: Comment écrivez-vous ?
Victor Hugo : « Accepter dans l'occasion le mot cru, rejeter le mot sale. Eviter ces deux écueils: le mot impropre, le mot malpropre. L'adjectif, c'est la graisse du style. Celui-là seul sait écrire qui écrit de telle sorte qu'une fois la chose faite, on n'y peut changer un mot. C'est le style qui fait la durée de l'oeuvre et l'immortalité du poète. La belle expression embellit la belle pensée et la conserve; c'est tout à la fois une parure et une armure. Le style sur l'idée, c'est l'émail sur la dent. Admirons les grands maîtres, ne les imitons pas. Je veux être Chateaubriand ou rien. C'est une mauvaise manière de protéger les lettres que de prendre les lettrés. Ce sont les mots nouveaux, les mots inventés, les mots faits artificiellement qui détruisent le tissu d'une langue. En littérature, le plus sûr moyen d'avoir raison, c'est d'être mort. Chexpire, quel vilain nom! - On croirait entendre mourir un Auvergnat. »
Attypique.com: Vous n’hésitez pas a inclure de l’argot dans vos romans comme dans Les Misérables. Pourquoi ?
Victor Hugo : « L'argot c'est le verbe devenu forçat. L'argot est tout ensemble un phénomène littéraire et un résultat social ... . La misère a inventé une langue de combat qui est l'argot. L'argot, c'est la langue des ténébreux. Si certains de mes personnages le sont, il est normal que je les fasse parler de cette manière. »
Attypique.com: Que représente le théâtre pour Vous ?
Victor Hugo : « Il y a deux manières de passionner la foule au théâtre: par le grand et par le vrai. Le grand prend les masses, le vrai saisit l'individu. Je ne reconnais pour grand écrivain que celui qui a telle page qui est comme son visage et telle autre page qui est comme son âme. Reste la réalité. Ainsi, la bataille dite d'Hernani est celle des idées, celle du progrès. C'est une lutte en commun. Nous allons combattre cette vieille littérature crénelée, verrouillée [...] Ce siège est la lutte de l'ancien monde et du nouveau monde, nous sommes tous du monde.»
Attypique.com: Vous dessinez beaucoup également. L’art à vos yeux , c'est quoi au juste ?
Victor Hugo : « L'art, c'est la création propre à l'homme. L'art est le produit nécessaire et fatal limitée, comme la nature est le produit nécessaire et fatal d'une intelligence finie. L'art est à l'homme ce que la nature est à Dieu. L'art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau. L'art, c'est le relief du beau au-dessus du genre humain.»
Attypique.com: Vous avez été un homme politique engagé et de ce fait parfois exilé. Que vouliez vous réformé en vous engageant en politique ? Une certaine idée de la Justice ?
Victor Hugo : « De grâce, ne voyez pas en moi un ministre, je veux rester l'ami indépendant des lettres et des lettrés. Je veux l'influence et non le pouvoir, l'influence honnête, probe, éclairée et rien de plus, rien pour moi surtout. Comprenons nous: monsieur, j'ai pour principe, écoutez bien cela, d'admirer l'admirable et de m'en tenir là. Qu'appelez-vous justice ? Qu'on s'entr'aide, qu'on soit des frères, qu'on vêtisse ceux qui sont nus, qu'on donne à tous le pain sacré, qu'on brise l'affreux bagne où le pauvre est muré. Or, aujourd’hui, ce qui salit le poète et le philosophe, ce n'est pas la pauvreté, c'est la vénalité, ce n'est pas la crotte, c'est la boue. C'est l'extirpation du faux goût qui, depuis près de trois siècles, substituant sans cesse les conventions de l'école à toutes les réalités, a vicié tant de beaux génies. Ne l’oublions pas : la liberté commence où l'ignorance finit. Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, paienne. Cette divinité s'appelait Moloch chez les hébreux et Teutatès chez les celtes; elle s'appelle à présent la peine de mort. Je suis de mon siècle et je l'aime!”
Attypique.com: Le 13 juin 1849, vous prononcez un discours à l"assemblée qui selon les observateurs marque votre entrée dans l'opposition de l'époque, un divorce avec le parti de "l'ordre" celui des conservateurs alors majoritaire. Divorce qui semble t-il ce sarait accentué avec un second discours sur "l'affaire de Rome" et vos critiques non voilées à l'encontre du pape Pie IX. et de la droite catholique en France. Pourquoi ces prises de psoition ?
Victor Hugo : « Ce qui n'est pas possible, c'est que nous n'ayons pas m^me secoué sur Rome ces idées généreuses et libérales que la France porte partout avec elle dans les plis de son drapeau. Ce qui n'est pas possible, c'est de laisser souffleter la France par la main qui devait la bénir. Voilà pour Rome; mais il y a aussi la France et la misère, à Paris du temps ou nous vivons. Voulez-vous des faits ?
Il y a à Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, ou des familles entières, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, vivent pêle-mêle, n'ayant pour lits... C'est à Paris, ceci....n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange au coin des bornes, espèce de fumier des villes où s'enfouissent toutes vivantes des créatures humaines pour échapper au froid de l'hiver. Eh bien, je dis que de tels faits ne doivent pas être! je dis que la société doit dépenser toute sa sollicitude, toute sa force, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de tels faits ne soient pas".
Attypique.com: Mais ou vous situez-vous sur l'échiquier politique ?
Victor Hugo : « Depuis l’âge où mon esprit l’entrevoit, et où j’ai commencé à prendre part aux transformations politiques ou aux fluctuations sociales de mon temps, voici les phases successives que ma conscience a traversées en avançant sans cesse et sans reculer un jour – je me rends cette justice – vers la lumière : 1818, royaliste ; 1824, royaliste libéral ; 1827, libéral ; 1828, libéral socialiste ; 1830, libéral, socialiste et démocrate ; 1849, libéral, socialiste, démocrate et républicain. Mauvais éloge d'un homme que de dire : son opinion politique n'a pas varié depuis quarante ans. C'est dire que pour lui il n'y a eu ni expérience de chaque jour, ni réflexion, ni repli de la pensée sur les faits. C'est louer une eau d'être stagnante, un arbre d'être mort ; c'est préférer l'huître à l'aigle. Tout est variable au contraire dans l'opinion ; rien n'est absolu dans les choses politiques, excepté la moralité intérieure de ces choses. Or, cette moralité est affaire de conscience et non d'opinion. L'opinion d'un homme peut donc changer honorablement, pourvu que sa conscience ne change pas. Progressif ou rétrograde, le mouvement est essentiellement vital, humain, social. Ce qui est honteux, c'est de changer d'opinion pour son intérêt, et que ce soit un écu ou un galon qui vous fasse brusquement passer du blanc au tricolore, et vice versa."
J'ai expliqué cela dans "Littérature et philosophie mêlées".
Attypique.com: Parlons clairement c'est aussi votre habitude, êtes vous socialiste notamment après juin 1849 ou la jeune république semble encore menacée vous avez écrit "une morte était à terre, on criait : c' est la République! Il alla à cette morte et reconnut que c'était la liberté. Alors il se pencha vers ce cadavre et il l'épousa".
Victor Hugo: "Il n'y a pas cent socialismes comme on le dit volontiers. Il y en a deux. Le mauvais et le bon. Il y a le socialisme qui veut substituer l'Etat aux activités spontanées, et qui, sous prétexte de distribuer à tous le bien-être, ôte à chacun sa liberté. Ce socialisme là détruit la société; Il y a le socialisme qui abolit la misère, l'ignorance, la prostitution, les fiscalités, les vengeances par les lois, les inégalités démenties par le droitou par la nature, toutes les ligatures, depuis le mariage indissoluble jusqu'à la peine irrévocable. Ce socialisme-là ne détruit pas la société ; il la transfigure. En d'autres termes, sous le mot socialisme comme sous tous les mots humains, il y a la vérité et il y a l'erreur. je suis contre l'erreur et pour la vérité".
Attypique.com: À partir de 1849, vous consacrez un tiers de votre œuvre à la politique, un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. Quelles voies avez-vous voulu privilégier pour aider les plus faibles ?
Victor Hugo : « Rappelons un peu d’histoire: avant l'imprimerie, la Réforme n'eût été qu'un schisme, l'imprimerie l'a faite révolution. Otez la presse, l'hérésie est énervée. Que ce soit fatal ou providentiel, Gutemberg est le précurseur de Luther. Il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l'esprit du peuple: car c'est par les ténèbres qu'on le perd. Là où la connaissance n’est que chez un homme, la monarchie s’impose. Là où elle est dans un groupe d’hommes, elle doit faire place à l’aristocratie. Et quand tous ont accès aux lumières du savoir, alors le temps est venu de la démocratie. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. Osons le dire : la guerre, c'est la guerre des hommes, la paix c'est la guerre des idées. Il ne peut y avoir rien que de factice, d'artificiel et de plâtré dans un ordre de choses où les inégalités sociales contrarient les inégalités naturelles. Je disais hier à Ch. Dupin: - M. Guizot est personnellement incorruptible et il gouverne par la corruption. Il me fait l'effet d'une femme honnête qui tiendrait un bordel. »
Attypique.com: Lors de la Commune de Paris, révolte durement réprimée, vous n'avez jamais été considéré comme Communard: frilosité ou volonté de condamner cette révolte populaire ?
Victor Hugo : « Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n’en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c’est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J’accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c’est qu’elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : civilisation-révolution . La construction d’une société égalitaire ne saurait découler que d’une recomposition de la société libérale elle-même. Mais je me suis opposé à la répression sévère qu'ont subi les communards: des bandits ont tué 64 otages. On réplique en tuant 6 000 prisonniers ! » N'oubliez pas que j'ai déclaré aux élus de la Droite à l'assemblée nationale: "Vous voulez la misère secourue, moi, je la veux supprimée."
Attypique.com: Pensez-vous que l’Europe politique existera un jour ?
Victor Hugo : «Le scepticisme est la carie de l'intelligence. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne ! Amis, la persécution et la douleur c'est aujourd'hui ; les États-Unis d'Europe, les Peuples-Frères c'est demain... Au vingtième siècle, il y aura une nation extraordinaire... Elle sera illustre, riche, puissante, pacifique, cordiale au reste de l'humanité. Elle aura la gravité douce d'une amie... elle aura quelque peine à faire la différence entre un général d'armée et un boucher... Elle s'appellera l'Europe et aux siècles suivants, plus transfigurée encore, l'Humanité ».
Attypique.com: Vous dites que le Commerce doit remplacer la guerre. Est ce pour cette raison que vous semblez opter pour des idées colonialistes comme vous l'avez affirmé lors d'un banquet pour l'abolition de l'esclavage le 18 mai 1879 ?
Victor Hugo : "La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie [...]. Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et, du même coup, résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez."
Attypique.com: Vous avez connu la vie d’un exilé pour des raisons politiques. Comment avez-vous vécu cette période de censure ?
Victor Hugo : "Bonté de l'exil. - Voltaire est plus Voltaire à Ferney qu'à Paris. Danton fut l'action dont Mirabeau avait été la parole. J’en ai la conviction : l'encrier brisera les canons. Devant la conscience, être capable, c'est être coupable. La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique. La censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J'accuse la censure. La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants. Quand le soleil décline à l'horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose. L'exil est une espèce de longue insomnie. L'exil, c'est aussi la nudité du droit."
Attypique.com: Croyez-vous a une puissance surnaturelle qui dépasserai l’humain ou pensez vous que l’homme lui même renferme du divin ?
Victor Hugo : « Je ne puis regarder une feuille d'arbre sans être écrasé par l'univers. Dieu est derrière tout, mais tout cache Dieu. Dieu, c'est la raison ; Dieu, c'est l'amour ; Dieu, c'est l'être ;C'est le devoir de vivre après le droit de naître. A la chose la plus hideuse mêlez une idée religieuse, elle deviendra sainte et pure. Infini et éternel, ce sont là les deux aspects de Dieu. L'homme ne sera adulte que le jour où son cerveau pourra contenir dans sa plénitude et dans sa simplicité la notion divine. Attachez Dieu au gibet, vous avez la croix. Lorsqu’on jette un regard sur la création, une sorte de musique mystérieuse apparaît sous cette géométrie splendide; la nature est une symphonie; tout y est cadence et mesure; et l'on pourrait presque dire que Dieu a fait le monde en vers. Tout crépuscule est double, aurore et soir. Cette formidable chrysalide qu'on appelle l'univers trésaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s'éveiller le papillon. Car le mot, c'est le Verbe, et le Verbe, c'est Dieu. De quoi demain sera-t-il fait? Dans la question de l'immortalité de l'âme, on voit le pourquoi, on ne voit pas le comment. L'homme aujourd'hui sème la cause, Dieu fait mûrir l'effet. Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. »
J'ai écrit également ces quelques vers nommés Les Quatre vents de l'esprit - pour les plus malheureux au bagne:
"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.
Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
Ne sont jamais allés à l'école une fois,
Et ne savent pas lire, et signent d'une croix.
C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime.
L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt."
Attypique.com: Victor Hugo et les femmes, c’est une histoire compliquée, ardente, passionnée, forcément emprunte de romantisme. Comment aimez-vous ?
Victor Hugo : « Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme. L'amour participe de l'âme même. Il est de même nature qu'elle. Comme elle il est étincelle divine; comme elle il est incorruptible, indivisible, impérissable. C'est un point de feu qui est en nous, qui est immortel et infini, que rien ne peut éteindre. A vingt ans, on est plus amoureux qu'autre chose; à soixante on est plus autre chose qu'amoureux. Aimer quelqu'un, c'est lui donner de l'importance à ses propres yeux, l'aider à croire en lui même. Aimer, c'est savourer, au bras d'un être cher, - La quantité de ciel que Dieu mit dans la chair... J’ajoute qu’a Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. Ce génie particulier de la femme qui comprend l'homme mieux que l'homme ne se comprend. La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse. Dans la bouche d'une femme, non n'est que le frère ainé de oui. Je pense des femmes comme Vauban, des citadelles. Toutes sont faites pour êtres prises. Toute la question est dans le nombre des jours du siège. Une jolie femme est un casus belli ; une jolie femme est un flagrant délit. En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l'âme à l'âme. L'amour, panique de la raison, se communique par le frisson. Je lègue au pays, non ma cendre, - Mais mon bifteck, morceau de roi. - Femmes, si vous mangez de moi, - Vous verrez comme je suis tendre... »
Attypique.com: Finalement, au regard de votre œuvre, c’est toujours l’humain et ses secrets qui constituent l’axe essentiel de votre philosophie. Comment l’homme peut-il s’élever voire se dépasser ?
Victor Hugo : « La grandeur se compose de deux éléments qui sont l'essence même du génie: deviner et oser. Se donner à ce qui sera malgré la résistance de ce qui est. L'instinct, c'est l'âme à quatre pattes; la pensée c'est l'esprit debout. Dans les temps anciens, il y avait des ânes que la rencontre d'un ange faisait parler. De nos jours, il y a des hommes que la rencontre d'un génie fait braire. Dans tout fanfaron il y a un fuyard. De quelque mot profond tout homme est le disciple. Depuis l'origine des choses jusqu'au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement, l'architecture est le grand-livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence. Deux choses font la fleur: la graine et le rayon de soleil. Deux choses font le grand homme: le génie et l'occasion. Dieu a fait un noeud que l'homme cherche à dénouer avec deux mains: la philosophie et la Science. Donc, je marche vivant dans mon rêve étoilé! Elevez-vous. Elargissez votre horizon. Quittez l'argile, la fange, le ventre, l'intérêt, l'appétit, la passion, l'égoïsme, la pesanteur. Allez à la lumière. Devenez une grande âme. Passez du géocentrique à l'héliocentrique. »
Attypique.com: Et les enfants ? Que vous inspirent-ils ?
Victor Hugo : "Aie des mioches, torche-les, mouche-les, couche-les, barbouille-les et débarbouille-les ; que tout cela grouille autour de toi ; s’ils rient, c’est bien ; s’ils gueulent, c’est mieux ; crier, c’est vivre ; regarde-les téter à six mois, ramper à un an, marcher à deux ans, grandir à quinze ans, aimer à vingt ans. Qui a ces joies a tout." (4).
Interview de Victor Hugo : sources et notes de lecture complémentaires : Attypique.com (avec 2 T):
http://www.attypique.com/interviews-posthumes/
1- Lire l'article de David Cavigliolo / http://bibliobs.nouvelobs.com/20100215/17758/sade-hugo-et-drieu-ecrivent-pour-la-saint-valentin
4- L'homme qui rit
Sites:
http://groupugo.div.jussieu.fr/default.htm
ttp://www.victorhugo.asso.fr/echo/Echo5pdf/quest%20il%20arrive%20VH%20etude.pdf
http://www.victorhugo.asso.fr/
http://www.victorhugo.culture.fr/
Pour une bibliographie exhaustive :
Bibliothèque Nationale ainsi que Bibliographie du « Groupe Hugo », Université Paris 7
http://groupugo.div.jussieu.fr/default.htm
Correspondances, œuvres complètes, manuscrits:
Correspondance familiale et écrits intimes, 1- 1802-1828 et 2 - 1828-1839, préface de Jean Gaudon, Jean Gaudon, Sheila Gaudon et Bernard Leuilliot [dir.], R. Laffont, " Bouquins ", 1985, (982 p.) et 1991 (XXXIX – 1002 p.)
Correspondance Victor Hugo-Pierre-Jules Hetzel (1852-1853). Publication de “ Napoléon-le-Petit ” et des “Châtiments ” , texte établi, présenté et annoté par Sheila Gaudon, Klincksieck, " Bibliothèque du XIXe siècle ", 1979, (542 p.)
Lettres à Juliette Drouet. Correspondance 1833-1883 suivi de Le Livre de l’anniversaire, J. Gaudon [éd.] et Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo. Correspondance 1833-1882, E. Blewer [éd.], Fayard, 2001 [coffret de deux volumes. rééd. revue et augmentée de Har/po, 1985].
Lettres. Victor Hugo, Victor Schoelcher, textes établis, présentés et annotés par Jean et Sheila Gaudon, Flohic Éditions, 1998, (272 p., ill.)
Correspondance croisée. Victor Hugo - Charles Nodier, textes établis, présentés et annotés par Jacques-Rémi Dahan, préface de Raymond Setbon, Bassac, Plein Chant, " L'Atelier furtif ", 1987, (198 p.)
Œuvres complètes. Roman I. Han d'Islande, Bug Jargal, Le Dernier Jour d'un condamné, Notre-Dame de Paris, Claude Gueux, présentation, notices et notes de Jacques Seebacher, Laffont, "Bouquins", 1985, (VII-970 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Roman II. Les Misérables, présentation, notices et notes de Guy et Annette Rosa, Laffont, "Bouquins", 1985, (XV-1270 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Roman III. L'Archipel de la Manche, Les Travailleurs de la mer, L'Homme qui rit, Quatrevingt-Treize, présentation, notices et notes de Yves Gohin, Bernard Leuilliot, Jean Gaudon, Laffont, "Bouquins", 1985, (V-1135 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Poésie I. Premières Publications, Odes et Ballades, Les Orientales, Les Feuilles d'automne, Les Chants du crépuscule, Les Voix intérieures, Les Rayons et les Ombres, présentation, notices et notes de Claude Gély, Bernard Leuilliot, Gabrielle Chamarat, Nicole Savy, Jean-Pierre Raynaud, Laffont, "Bouquins", 1985, (VII-1118 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Poésie II. Châtiments, Les Contemplations, La Légende des siècles - première série, Les Chansons des rues et des bois, La Voix de Guernesey, présentation, notices et notes de Jean Gaudon, Sheila Gaudon, Laffont, "Bouquins", 1985, (V-1112 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Poésie III. L'Année terrible, La Légende des siècles - nouvelle série, La Légende des siècles - dernière série, L'Art d'être grand-père, Le Pape, La Pitié suprême, Religions et religion, L'Ane, Les Quatre Vents de l'esprity, présentation, notices et notes de Jean Delabroy, Claude Millet, Yves Gohin, Jean-Claude Fizaine, Danièle Gasiglia-Laster, Laffont, "Bouquins", 1985, (IV-1524 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Poésie IV. La Fin de Satan, Toute la lyre, Dieu, Les Années funestes, Dernière gerbe, Océan vers [texte établi par R. Journet], Le Verso de la page [texte établi par Pierre Albouy], présentation, notices et notes de Bernard Leuilliot, René Journet, Evelyn Blewer, Pierre Laforgue, Laffont, "Bouquins", 1985, (XIII-1192 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Théâtre I. Cromwell, Amy Robsart, Hernani, Marion de Lorme, Le Roi s'amuse, Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Angelo tyran de Padoue, La Esmeralda, présentation, notices et notes de Anne Ubersfeld, Arnaud Laster, Laffont, "Bouquins", 1985, (XVII-1477 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Théâtre II. Ruy Blas, Les Burgraves, Théâtre en liberté, Les Jumeaux, Mille francs de récompense, L'Intervention, présentation, notices et notes de Anne Ubersfeld, Anne Maurel, Jean-Claude Fizaine, Arnaud Laster, Laffont, "Bouquins", 1985, (XIV-997 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Critique. La Préface de Cromwell, Littérature et philosophie mêlées, William Shakespeare, Proses philosophiques des années 60-65, présentation, notices et notes de Jean-Pierre Reynaud, Anne Ubersfeld, A.R.W. James, Bernard Leuilliot, Yves Gohin, Laffont, "Bouquins", 1985, (XIII-761 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Politique. Paris, Mes Fils, Actes et Paroles I, II, III et IV, Testament littéraire, Préface à l'édition "ne varietur", présentation, notices et notes par Jean-Claude Fizaine, Yves Gohin, Bernard Leuilliot, Josette Acher, Marie-Christine Bellosta, Laffont, "Bouquins", 1985, (1178 p.)
Œuvres complètes. Histoire. Napoléon le Petit, Histoire d'un crime, Choses vues [texte établi par Jean-Claude Nabet, Caroline Raineri, Guy Rosa, Carine Trévisan], présentation, notices et notes de Sheila Gaudon, Jean-Claude Fizaine, J.-C. Nabet, C. Raineri, G. Rosa, C. Trévisan, Laffont, "Bouquins", 1987, (XIII, 1540 p.) [rééd. 2002])
Œuvres complètes. Voyages. Le Rhin, En marge du Rhin [texte établi par Evelyn Blewer], Fragment d'un voyage aux Alpes, France et Belgique, Alpes et Pyrénées [texte établi par Claude Gély et Corinne Chuat], Voyages et excursions ; Carnets de la guerre et de la Commune - Pièces complémentaires à Choses vues, [texte établi par Guy Rosa, Jean-Claude Nabet, Caroline Raineri, Carine Trévisan] ; J. Drouet, Journal du voyage de 1843 [texte établi par Corinne Chuat] ; Charles Hugo, Victor Hugo en Zélande, présentation, notices et notes de Claude Gély, Evelyn Blewer, Corinne Chat, Jacques Seebacher, Laffont, "Bouquins", 1987, (XVI-1313 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Océan. Océan prose ; Philosophie prose ; Faits et croyances ; Moi, l'amour, la femme ; Philosophie vers ; Plans et projets, présentation, établissement du texte, notices et notes de René Journet, Laffont, "Bouquins", 1989, (XI-566 p.) [rééd. 2002]
Œuvres complètes. Chantiers. Reliquat de Notre-Dame de Paris, Suite de Châtiments, La Fin de Satan (fragments), Dieu (fragments), Le Dossier des Misérables, Autour des Chansons des rues et des bois, Fragments critiques, Fragments dramatiques, présentation, établissement du texte, notices et notes de René Journet, Jacques Seebacher, Evelyn Blewer, A.R.W. James, Yves Gohin, Arnaud Laster, Laffont, "Bouquins", 1990, (XIV-1138 p.) [rééd. 2002]
Œuvres poétiques. I : Avant l'exil, 1802-1851, édition critique établie et annotée par Pierre Albouy, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1964, (in-16 de LXXXIV-1651 p.) [rééd. 1976, 1984, 1986, 1992]
Œuvres poétiques II. Les Châtiments, Les Contemplations, édition critique établie et annotée par Pierre Albouy, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1967. [rééd. 1978, 1984, 1986, 1992]
Œuvres poétiques III. Les Chansons des rues et des bois, L’Année terrible, L’Art d’être grand-père , édition critique établie et annotée par Pierre Albouy, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1974. [rééd. 1984]
Œuvres. Poésies. 1 : Odes et ballades. Les Orientales. Les Feuilles d'automne. Les Chants du crépuscule. Les Voix intérieures. Les Rayons et les ombres. Le Retour de l'Empereur. Châtiments. Les Contemplations, préface de Jean Gaulmier, présentation et notes de Bernard Leuilliot, Le Seuil, " L'Intégrale ", 1972, (797 p., ill.)
Œuvres. Poésies. 2 : La Légende des siècles. Les Chansons des rues et des bois. L'Année terrible. L'Art d'être grand-père. Le Pape. La Pitié suprême. Religions et religion. L'Âne. Les Quatre Vents de l'esprit, présentation et notes de Bernard Leuilliot, Le Seuil, " L'Intégrale ", 1972, (867 p., ill.)
Œuvres. Poésies. 3 : Posthumes. Poèmes de jeunesse. Nouveaux Châtiments. Les Années funestes. La Fin de Satan. Dieu. Toute la lyre. Dernière gerbe, Océan , présentation et notes de Bernard Leuilliot, Le Seuil, “L'Intégrale”, 1972, (813 p., ill.)
Œuvres. Romans, Le Seuil, " L'Intégrale ", 1963, (3 vol. in-8 de 427, 571 et 559 p., ill.)
Œuvres complètes , édition chronologique publiée sous la direction de Jean Massin, Le Club Français du Livre, 1967-1970, (18 vol. dont 2 de Dessins et lavis) [en bibliothèque]
Contributions aux études sur Victor Hugo, 1, 2, 3, 4 [édition et analyse de textes inédits des manuscrits déposés à la BNF, par R. Journet et G. Robert], Les Belles Lettres, " Annales littéraires de l’Université de Besançon ", 1979, 1979, 1980, 1981. [en bibliothèque, une douzaine d’autres publications des mêmes auteurs, en particulier : description du Manuscrit des Misérables, 1963 ; éditions savantes du Journal de ce que j’apprends chaque jour, de La Fin de Satan... ]
éditions courantes
Alpes, de la Haute-Savoie à la Suisse, croquis de l'auteur, postface de Bertrand Meyer [recueil de textes extraits de Voyage aux Alpes et du Rhin], Ed. Entente, " Impressions de voyage ", 1983, (120 p., ill.)
L'Âne , édition critique par Pierre Albouy, Flammarion, " Cahiers Victor Hugo ", 1966, (352 p.)
L'Année terrible , édition présentée, établie et annotée par Yves Gohin, avec des extraits d' Actes et paroles - 1870-1871-1872, Gallimard, " Poésie/Gallimard ", 1985, (320 p.)
L'Art d'être grand-père , Flammarion, " G.-F.", 1985, (256 p.) [réed. 2001]
L'Art d'être grand-père , Mille et une nuits, 1996, (183 p.)
L'Art d'être grand-père , Gallimard, " Poésie/Gallimard ", 2002, (266 p.), [rééd. de 1974 ; préface de M. Butor]
L'Art et la science [extrait de William Shakespeare], Arles, Actes Sud, 1985, (34 p.)
Les Burgraves, Flammarion, “G.-F.”, 1985, (192 p.)
Ce que c’est que l’exil [et extraits d’autres textes d’Actes et Paroles – Pendant l’exil], La Rochelle, Rumeur des âges, " Passage à la parole ", 1998, (67 p.)
Les Chansons des rues et des bois, édition présentée, établie et annotée par Jean Gaudon, Gallimard, " Poésie ", 1982, (441 p.)
Les Chants du crépuscule. Les Voix intérieures. Les Rayons et les ombres ; édition présentée, établie et annotée par Pierre Albouy, Gallimard, " Poésie-Gallimard ", 1983, (448 p.)
Les Châtiments, chronologie, présentation, notes, dossier, bibliographie par J.-M. Hovasse, G.-F Flammarion, 1998, (476 p.)
Les Châtiments , Gabrielle Chamarat [éd.], Pocket, 1998, (474-XXIX p.) [contient le " Projet de Constitution "par Émile de Girardin]
Les Châtiments , édition présentée, établie et annotée par René Journet, Gallimard, " Poésie/Gallimard ", 1977, (413 p.) [rééd. 1998]
Châtiments, edited by P. J. Yarrow, London, The Athlone Press, " Athlone French poets ", 1975, (VIII-312 p.)
Les Châtiments , introduction et commentaires de Jean-Marie Gleize et Guy Rosa, Le Livre de poche, " Le Livre de poche classique ", 1973, (466 p.) [rééd. 1998]
Choses vues, t. I : 1830-1846. t. II : 1847-1848. t. III : 1849-1869. t. IV : 1870-1885 , texte de H. Juin, Gallimard, "Folio ", 1972, (puis 2 vol. 1997)
Claude Gueux, présentation et notes d’Emmanuel Buron, Librairie générale française, " Le Livre de poche ", " Les Classiques d'aujourd'hui ", 1995, (96 p.)
Claude Gueux, avec une postface de Jérôme Vérain, Mille et une nuits, " Mille et une nuits ", 1993, (61 p., ill.)
Les Contemplations , présentation, notes, dossier, chronologie, bibliographie par Ludmila Charles-Wurtz, Le Livre de Poche, "Classiques de Poche", 2002, (608 p.)
Les Contemplations , introduction, notes, bibliographie et chronologie par Pierre Laforgue, Flammarion, " G.-F ", 1995, (473 p.) [rééd. 2000]
Les Contemplations , préface et commentaires de Gabrielle Malandain-Chamarat, Presses Pocket, " Lire et voir les classiques ", 1990, (645 p., 16 pl.)
Cromwell , chronologie et introduction par Anne Ubersfeld, Flammarion, " G.-F ", 1968, (500 p.)
Le Dernier Jour d’un condamné , Édition J'ai lu, " Librio ", 1995, 97 p. [rééd. 2001]
Le Dernier jour d'un condamné, postface de Jacques Le Mérinel, Le Seuil, " L'École des lettres ", 1992, (239 p.)
Le Dernier jour d'un condamné . Claude Gueux. L'Affaire Tapner, préface de Robert Badinter, commentaires et notes de Guy Rosa, Librairie générale française, " Le Livre de poche classique ", 1989, (320 p.)
Le Dernier jour d'un condamné , précédé de Bug-Jargal, préface, notices et notes de Roger Borderie, Gallimard, " Folio ", 1977, (434 p.) [rééd. 1988 puis, en “ Folio classique ” et sans Bug Jargal, 2000]
Dieu. 1- Le Seuil du gouffre; 2- L'Océan d'en haut , édition critique par R. Journet et G. Robert, Librairie A. G. Nizet, 1960-1961, (2 gr. in-8 de 264 et 350 p.)
Dieu (Fragments) , édition critique par R. Journet et G. Robert, Flammarion , “Cahiers Victor Hugo”, 1969, 3 vol. (304, 304 et 264 p.)
Epîtres, édition critique par Françoise Lambert, Flammarion, " Cahiers Victor Hugo ", 1966, (in-8 de 144 p.)
Poésies. Vol. I: Les Feuilles d'automne. Les Chants du crépuscule, illustrations de Michel Ciry, Imprimerie Nationale, " Lettres françaises ", 1984
La Fin de Satan , Acton Vale (Québec), Editions transatlantiques, 2002, (211p.)
La Fin de Satan , préface de Jean Gaudon, texte établi par Evelyn Blewer et J. Gaudon, notice et notes d'E. Blewer, Gallimard, " Poésies-Gallimard ", 1984, (320 p.)
Fragments d'un voyage aux Alpes, suivi de quatre poèmes connexes, édition présentée et annotée par Jacques Seebacher, Séquences, 2002, (64 p.)
Guerre aux démolisseurs !, Montpellier, L'Archange Minotaure, 2002, (50 p.)
Han d'Islande , édition présentée, établie et annotée par Bernard Leuilliot, Gallimard, " Folio ", 1981, (576 p.)
Hernani , introduction, notes, dossier, chronologie et bibliographie par Claude Eterstein, Flammarion, " G.-F ", 1996, (222 p.)
Hernani , édition présentée, établie et annotée par Yves Gohin, Gallimard, " Folio-Théâtre ", 1995, (245 p.)
Hernani, drame, 1830 , préface d'Antoine Vitez, Librairie générale française, " Le Livre de poche ", 1987, (224 p., ill.)
Hernani, Le Roi s’amuse, Amy Robsart, Marion de Lorme, Garnier-Flammarion, 1979 (364 p.)
L'Homme qui rit, édition préfacée, annotée et commentée par Myriam Roman, avec la collaboration de Delphine Gleizes, Le Livre de Poche, "Classiques de Poche", 2002, (864 p.).
L'Homme qui rit, édition établie et annotée par Roger Borderie, introduction de Pierre Albouy [celle de l'édition du Club français du livre,1970], Gallimard, " Folio Classique ", 2002, (848 p.).
L'Homme qui rit , Garnier-Flammarion, " G-F ", 1981, (2 vol. de 448 et 416 p.)
La Légende des siècles – Première série – Histoire, Les petites épopées, Le Livre de Poche, "Classiques de Poche", 2000, (576 p.).
La Légende des siècles [texte de la refonte de 1883], préface de Claude Roy [extraits de La Main heureuse, 1968], édition par Arnaud Laster, Gallimard, " Poésie ", 2002.
La Légende des siècles , chronologie et introduction par Léon Cellier, Flammarion, " Garnier-Flammarion Texte intégral ", 1967, (2 vol. in-16 de 509 et 447 p.) [rééd. 1994, 2000]
La Légende des siècles, fragments, édition critique par Françoise Lambert, Flammarion, “Cahiers Victor Hugo”, 1970, (376 p.).
La Légende des siècles. La Fin de Satan. Dieu, texte établi et annoté par Jacques Truchet, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1950, (in-16 de XVIII-1325 p.) [rééed. 1981].
Littérature et philosophie mêlées, édition critique par A.R.W. James ; t.1 : Note liminaire, chronologie, étude, texte et variantes, notes et documents - t. 2 : Texte et variantes, notes et documents, correspondance, bibliographies, tables, Klincksieck, " Bibliothèque du XIXe siècle ", 1976, (2 vol. de CIII-423 et 577 p.)
Lucrèce Borgia, Librio, 2002, (90 p.)
Le Livre de Lucrèce Borgia, drame de Victor Hugo. Commentaires de Antoine Vitez, Yannis Kokkos, Eloi Recoing, Arles, Actes Sud, Chaillot, Théâtre national, 1985, (201 p., ill.) [rééd. 2001]
Marie Tudor, drame en trois journées, préface par Charles Joris, Raphaël Aubert, Gilles Lambert-Frasne, Saint-Imier (Suisse), Canevas, " Répertoire au Théâtre populaire roman ", 1994, (191 p., ill.)
Marie Tudor, drame en trois journées, Comédie-Française, " Collection du répertoire ", 1982, (171 p.)
Mangeront-ils ? , Editions de la traverse à Nice, 2002, (32 p.)
Mangeront-ils ? édition critique par René Journet et Guy Robert, Flammarion, " Cahiers Victor Hugo ", 1970, (270 p.)
Mille francs de récompense , C. Chelebourg [éd.], La Chasse au snark à Jaignes, 2002.
Mille francs de récompense , L’Avant-scène théâtre, 2000.
Les Misérables , préface et commentaires par Arnaud Laster, Pocket, " Pocket classiques ", 1993, (3 vol. de 615, 620 et 451 p.) [rééd. 1999]
Les Misérables, préface et notes de G. Rosa, commentaires de N. Savy, Librairie générale française, " Le Livre de poche ", 1985, 3 vol.). [rééd. 1998, 2 vol.]
Les Misérables , texte présenté et annoté par Yves Gohin, Gallimard, " Folio ", 1973, (3 vol. de 605, 606 et 594 p.) [rééd. 1995, 1999]
Les Misérables, chronologie et introduction par René Journet, Garnier-Flammarion, " G-F Texte intégral ", 1966, (3 vol. in-16 de 512, 511 et 511 p.)
Les Misérables , édition établie et annotée par Maurice Allem, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1951, (in-16 de XXIV-1782 p.) [réimpressions 1960, 1976, 1979, 1983]
Un carnet des " Misérables ", octobre-décembre 1860. Notes et brouillons présentés et annotés par Jean-Bertrand Barrère, Minard, “Paralogue”, 1965, (283 p.)
Notre-Dame de Paris , introduction, notes et chronologies par Jacques Seebacher, Librairie générale française, " Le Livre de poche ", 1999, (733 p., ill.)
Notre-Dame de Paris. 1482 , préface et commentaires de Gabrielle Malandain, Presses-Pocket, " Lire et voir les classiques ", 1989, (654 p., ill. en noir et en coul.) [rééd. 1998]
Notre-Dame de Paris. Les Travailleurs de la mer, texte établi, présenté et annoté pour Notre-Dame de Paris par Jacques Seebacher et pour Les Travailleur de la mer par Yves Gohin, Gallimard, " Bibliothèque de la Pléiade ", 1984, (XI-1747 p.) [rééd. 1988, 1992]
Notre-Dame de Paris, préface de Louis Chevallier, édition établie et annotée par S. de Sacy, Gallimard, "Folio", 1974 [rééd. 2002]
Notre-Dame de Paris. 1482 , chronologie et préface par Léon Cellier, Garnier-Flammarion, " G.-F Texte intégral ", 1967, (in-16 de 512 p.) [rééd. 1999]
Odes et ballades. Les Orientales, Garnier-Flammarion, " G.-F." , 1985, (237 p.) [rééd. 1995]
Odes et ballades , Gallimard, " Poésie-Gallimard ", 1980, (480 p.)
Les Orientales. Les Feuilles d'automne, présentation, notes et dossier par Franck Laurent, Le Livre de poche, " Classiques de Poche", 2000, (447 p., ill.)
Les Orientales. Les Feuilles d'automne, édition présentée, établie et annotée par Pierre Albouy, Gallimard, "Collection Poésie", 1981, (384 p.)
Paris, préface de Dominique Fernandez, Bartillat, 2002, (119 p.)
La Préface de Cromwell, introduction et notes de Maurice Souriau, édition de 1897 reproduite par Slatkine, 1973, (350 p .)
Le Promontoire du songe , introduction et notes de M. Crouzet, Les Belles Lettres, " Le Corps éloquent ", 1993, (LXXI-123 p.)
Les Pyrénées, présenté par Danièle Lamarque, postface de Danièle Lamarque et Emmanuel Fraisse, La Découverte, 1984, (224 p.)
Quatrevingt-Treize, présentation, notes, dossier, bibliographie par J. Wulf, Flammarion, " GF Flammarion ", 2002 , (471 p.).
Quatrevingt-Treize, introduction et notes par Bernard Leuilliot, Le Livre de Poche, "Classiques de Poche", 2001, (576 p.).
.Quatrevingt-Treize; préface et commentaires de Gérard Gengembre, Presses Pocket, " Lire et voir les classiques ", 1992, (606 p., 16 p. de pl. en noir et en coul.) [rééd. 1998]
Quatrevingt-Treize, présentation, notes et annexes de Y. Gohin, Gallimard, " Folio " , 1979, (533 p.) [rééd.2001]
Quatrevingt-Treize , chronologie et préface par Jacques Body, Flammarion, " Garnier-Flammarion Texte intégral " , 1965, (in-16 de 384 p.)
Le Rhin, lettres à un ami , édition critique, Imprimerie Nationale, 1985, 2 vol. (449 + 454 p., 14 illustr. originales de Victor Hugo, 52 reproductions en noir des dessins des Carnets de voyage)
Le Rhin, préface de Michel Le Bris, Strasbourg, Nuée bleue, 2002, (430 p.) [réimpression de Strasbourg, Bueb et Reumaux, 1980]
Ruy Blas, édition de Gérard Gengembre, Flammarion, " G.-F ", 1996, (288 p.)
Ruy Blas, préface de Jean Vilar, commentaire et notes de Guy Rosa, LGF, " Le Livre de poche classique ", 1987, (250 p.)
Ruy Blas, Comédie-Française, 1980, (220 p.)
Ruy Blas, Lucrèce Borgia, Marie Tudor, Angelo tyran de Padoue, Flammarion, " G.-F ", 1979, (324 p.)
Torquemada , notes et préface de J.-B. Goureau, Table ronde, " La Petite vermillon ", 1996, (212 p.)
Les Travailleurs de la mer , édition préfacée, annotée et commentée par David Charles, Le Livre de Poche, "Classiques de Poche", 2002, (674 p.)
Les Travailleurs de la mer, édition présentée, établie et annotée par Yves Gohin, Gallimard, " Folio ", 1980, (640 p.)
Les Travailleurs de la mer , introduction et notes par Marc Eigeldinger, Garnier-Flammarion, " Texte intégral ", 1980, (637 p.)
Voyages en Suisse , introduction de Pierre-Olivier Walzer, Lausanne, L'Âge d'homme, " Poche-Suisse ", 1983, (156 p., ill.)
William Shakespeare , introduction de Bernard Leuilliot, Flammarion, " Nouvelle Bibliothèque Romantique ", 1973, (576 p.)
éditions pour la jeunesse et l’éducation
Châtiments , édition de J.M. Bigeard, Nathan, "Les Intégrales de lettres", 1998, (288 p.)
Les Châtiments , édition présentée, annotée et commentée par Laurence Bougault, Larousse-Bordas, " Petits classiques Larousse" , 1998, (255 p.)
Les Châtiments , texte intégral, notes explicatives, questionnaires, bilans, documents et parcours thématique établis par Chantal De Biasi, Hachette, “ Classiques Hachette ”, 1998, (384 p.) [un second volume est le Dossier du professeur]
Les Châtiments , poèmes majeurs, commentaires, Ellipses, " Retour au texte ", 1998, (111 p., ill.)
Les Châtiments , lecture accompagnée par Florence Naugrette, Gallimard, " La Bibliothèque Gallimard ", 1998, (518 p., ill.)
Les Châtiments, extraits , Bordas, " Univers des lettres Bordas. Extraits commentés ", 1985, (192 p.)
Claude Gueux , édition de F. Delain, Flammarion, " GF - Etonnants classiques ", 2002, (96 p.)
Claude Gueux , présentation, notes, questions et après-texte établis par Michel Dobransky, Magnard, " Classiques & contemporains ", 2000, (96 p.) [rééd. 2001]
Les Contemplations, tome 1, poèmes choisis, Paris (2 rue de la Solidarité, 75019), Biotop, impr. Epoque, 93 Bagnolet, " Les Trois-demi ", 1997, (80 p.)
Le Dernier Jour d’un condamné, Larousse, 2002
Le Dernier Jour d’un condamné, édition de A.-M. Baron, Hatier, " Classiques et Cie ", 2002 (152 p.)
Le Dernier Jour d’un condamné, Maxi-Livres, 2001.
Le Dernier Jour d’un condamné, Hachette Jeunesse, 2001.
Le Dernier Jour d'un condamné , lecture accompagnée par Alain Trouvé, Gallimard, " La Bibliothèque Gallimard ", 2000, (278 p.)
Le Dernier jour d'un condamné, notes explicatives, questionnaires, bilans, documents et parcours thématique établis par Marie-Ève Thérenty, Hachette, " Classiques Hachette ", 1998, (2 vol. de 175 et 47 p., ill.) [le 2° volume est le Dossier du professeur]
Le Dernier jour d'un condamné, présentation, notes, dossier-lecture et dossier-jeu par Catherine Cazaban, ill. de Joëlle Jolivet, Flammarion, " G.-F Étonnants classiques ", 1998, (160 p.)
Hernani, Pocket, " Pocket classiques ", 2002
Hernani, Larousse-Bordas, " Petits classiques Larousse ", 1999, (272 p.)
Hernani, théâtre, texte de l'édition de 1830, notes explicatives, questionnaires, documents et parcours philosophique établis par François Dolléans, Hachette, " Classiques Hachette ", 1996, (2 vol. de 287 et 47 p., ill.)
L'Homme qui rit, illustré par Daniel Vigne, Gallimard, " Collection 1000 soleils or ", 1978, (616 p., ill.) [reproduction en fac-similé de l'édition de Paris, Librairie illustrée, vers 1875 ; rééd. 1987]
L' Intervention, postface d'A. laster, cahier de mise en scène de R. Orthmann, Gallimard-Jeunesse, " Folio Junior Théâtre ", 2002, (130 p.
La Légende des siècles, morceaux choisis, Librio, 2000.
Les Misérables , adaptation de L. Lefort, illustrations de G. Dubois, Nathan Jeunesse, 2002, (64 p.)
Les Misérables , choix et présentations d'extraits par Laurence Champeymond-Decobert, Hatier, " Œuvres et thèmes ", 2002, vol. 1 : parties I et II du roman, (191 p.)
Les Misérables , M. Morize [éd.], Hachette Éducation, collection " Bibliocollège " , 2001.
Les Misérables : roman épique et historique, (extraits), édition présentée, annotée et commentée par Caroline Hervé-Montel, Larousse, " Petit Classiques Larousse ", 2000, (447 p.)
Les Misérables , présentation, notes, chronologie, dossier-lecture et dossier-jeu par Sandrine Costa, Flammarion, " G.-F Étonants classiques ", 1999, (2 vol. de 223-220 p.)
Les Misérables, anthologie , Seuil Jeunesse, 1998.
Les Misérables , abrégé par Marie-Hélène Sabard, ill. de Alphonse Neuville, Adrien Marie et Théodore Lix, L'École des loisirs, " Classiques abrégés " , 1996, (318 p., ill. en coul.)
Les Misérables, [texte abrégé], ill. Jean-Claude Götting, dossier par Solange de Fréminville et Anne-Laure Brisac, Hachette jeunesse, "Le Livre de poche. Jeunesse. Gai savoir", 1996, (3 vol. de 287-254-255 p., ill.) [rééd. 2002]
Les Misérables : roman, extraits, notes explicatives, questionnaires, bilans, documents et parcours thématique établis par Monique Bouchard-Lespigal et Brigitte Réauté, Hachette, " Classique Hachette ", 1995, 2 vol. (vol 1 : Texte, 351 p., vol. 2 : Dossier du professeur, 95 p.)
Les Misérables. 1 – Fantine ; 2 – Cosette ; 3 – Gavroche, raconté par Pierre de Beaumont, Hachette, " Lecture facile. Grandes œuvres ", 1995, (3 vol. de 79, 79 et 94 p., ill.)
Les Misérables, extraits , préparés par Christian Rousseau, Nathan, " Les grands classiques Nathan. Roman ", 1993, (76 p., ill,)
Notre-Dame de Paris, illustrations de Jean-Michel Payet, Hachette Jeunesse, 2002.
Notre-Dame de Paris, dessins de Brion, Hachette jeunesse, 1996, (472 p., ill.)
Notre-Dame de Paris , adaptation de Marie-Françoise Perat, ill. de Marcel Laverdet, Chevron (Belgique), [Pantin], Éditions Hemma, “Livre club jeunesse”, 1996, (156 p., 4 pl. et ill. en coul.)
Notre-Dame de Paris , adaptation de Jean Portail, Nathan, "Bibliothèque des grands classiques", 1999, (181 p., ill.) [repris de "Bibliothèque Rouge et Or", 1995, réédition 2002]
Notre-Dame de Paris , L'École des loisirs, " Classiques abrégés ", 1985, (335 p.)
Notre-Dame de Paris , illustrée par G. Brion, H. Scott, Foulquier, Victor Hugo, Raffet, D. Vierge, E. Morin, Meyron, Viollet-le-Duc, Thérond, E. de Beaumont, L. Boulanger, Daubigny, T. Johannot, de Lemud, Meissonnier, C. Roqueplan, de Rudder, Steinheil, Gallimard, " 1000 soleils or ", 1978, (622 p.) [Reproduction en fac-similé réduit de l'édition Hugues 1876-1877]
Quatrevingt-Treize , illustrations de Bayard, Brion, Bodmer et alii, Gallimard, " 1 000 soleils d'or ", 1993, (438 p., ill.)
Quatrevingt-Treize, extraits , notes explicatives, questionnaires, bilans, documents et parcours thématique établis par Monique Bouchard-Lespingal et Brigitte Réauté, Hachette Éducation, " Classiques Hachette ", 1993, (286 p., ill. + dossier du professeur : 95 p.)
Quatrevingt-Treize , avec une notice bibliographique, une notice historique et littéraire, des notes explicatives..., Larousse, " Classique Larousse ", 1987, (221 p.)
Quatrevingt-Treize , version abrégée par Bernard Noël. Ill. de H. Scott, Daniel Vierge, Edmond Morin, Gilbert et al. - L'École des loisirs, " Les Classiques abrégés Renard poche ", 1980, (118 p.) [rééd. 1984]
Ruy Blas , édition présentée, annotée et commentée par Sylvie Dauvin et Claude Eterstein, Larousse, " Petits classiques Larousse ", 1999, (271 p.)
Ruy Blas, édité par E. Charbonnier, Pocket, 1999, (283 p.)
Ruy Blas , Nathan, " Les Intégrales de Lettres ", 1997, (264 p.)
Ruy Blas , édition présentée, annotée par Jean Jordy, Bertrand-Lacoste, " Parcours de lecture-Série Œuvres intégrales ", 1996, (125 p.).
Ruy Blas , texte intégral, notes explicatives, questionnaires, bilans, documents et parcours thématique établis par Georges Zaragora, Hachette, “Classiques Hachette”, 1996, (271 p. + dossier du professeur : 93 p.)
Ruy Blas , publié sous la direction de Annette Flobert, éd. présentée par Danielle Jouanna, Bordas, " Classiques Bordas ", 1995, (239 p., ill. en noir et en coul.)
Les Travailleurs de la mer , images de l'auteur, Hachette jeunesse, " Le Livre de poche. Jeunesse ", 1998, (350 p., ill.)
Au jardin des plantes, illustrations de Eric Battut, Rue du monde, " Petits géants ", 2002, (24 p., ill.)
À l'heure où je t'écris. Victor Hugo, illustrations par Philippe Dumas, Gallimard, " Folio cadet ", (56 p., ill.)
Chanson pour faire danser en rond les petits enfants et autres poèmes, Gallimard, "Folio cadet", 1992, (56 p., ill. par Philippe Dumas) [rééd. 2002]
Choses du soir, textes de Victor Hugo, dessins par Patrick Couratin, Gallimard, " Enfantimages ", 1979, (24 p.)
Gilliatt ou Les Travailleurs de la mer, Éditions Hemma, " Notre livre club pour la jeunesse ", 1977, (124 p., 4 pl.)
L'Heure de Hugo : choix de poèmes pour les enfants, [anthologie] par Patricia Latour, Temps des cerises à Pantin, 2002.
Mon premier Hugo, M. Piquemal [éd.], Milan Poche Junior, 2001 [anthologie pour les très jeunes].
Les Nains et les géants : 25 poèmes de Victor Hugo, Thierry Lefèvre [éd.], Amélie Jackowski [ill.], Actes Sud, 2002.
Les Plus belles pages de Victor Hugo, choix de textes, notes et clés de l'œuvre par Albine Novarino, Pocket, " Pocket . Classiques ", 2002 (264 p.)
Poèmes de Victor Hugo en bande dessinée, [anthologie de poèmes illustrés], Petit à Petit à Darnetal (96 p.).
Poésies. I. Enfants ; II. De Napoléon I à Napoléon III ; présentation, chronologie, notes et dossier-jeu par Catherine Cabazan, Flammarion, " Étonnants classiques; G.-F. ", 1996, (2 vol. de 99-XV p. et 76-XIX p., ill.)
Poésies, textes choisis , analyse, notes, questions par Annie Le Fustec et Josée Yonnet, Nathan, " Les Grands classiques Nathan. Poésie ", 1995, (60 p.)
Récits et dessins de voyage, La Renaissance du livre, Tournai (Belgique), 2002, (128 p.)
Victor Hugo, la légende du XIXe siècle, [anthologie de 100 poèmes], Gallimard-Education, 2002.
Victor Hugo, une légende du 19e siècle, [anthologie, lecture accompagnée par V. Vivès, texte et dossier], Gallimard, " La Bibliothèque Gallimard ", 2002.
Victor Hugo, un poète, anthologie établie et présentée par Arnaud Laster, Gallimard, " Folio junior ", 2002 [réfection de 1981].
Œuvres complètes, éditions de référence 1880-1892 : Édition Hetzel– Quantin, dite « ne varietur ». Œuvres complètes de Victor Hugo. Édition définitive d'après les manuscrits originaux. – J. Hetzel et Cie ; A. Quantin, 1880-1889. – 48 vol. in-8°. I. Poésie (16 vol.) – II. Philosophie (2 vol.) – III. Histoire (3 vol.) – IV. Voyages (2 vol.) – V. Drame (5 vol.) – VI. Roman (14 vol.) – VII. Actes et paroles (4 vol.) – VIII Œuvres diverses (2 vol.) 1880 : Éditions Rouff. L'Œuvre de Victor Hugo. Édition populaire, 227 volumes in-32°. 1904-1952 : Éditions Ollendorffet Albin Michel, dite « de l'Imprimerie nationale » Œuvres complètes de Victor Hugo – P. Ollendorff ; Albin Michel ; Imprimerie Nationale, 1902-1952. – 45 vol. – Portraits, planches en noir et en couleurs, fig. fac-similés, couvertures imprimées. Éditeurs intellectuels successifs : Paul Meurice (1904-1905), Gustave Simon (1905-1928) et Cécile Daubray (1933-1952). Édition critique, avec pour la première fois la Correspondance de Victor Hugo ainsi que de nombreux textes inédits. 1967-1970 : Édition chronologique Massin, au Club Français du livre Œuvres complètes de Victor Hugo : édition chronologique publiée sous la direction de J. Massin. Club Français du Livre, 1967-1970. – 18 vol. 1985 : Collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Textes proches de l'édition Massin, et revus pour le centenaire de la mort de Hugo. Œuvres complètes de Victor Hugo dirigée par Jacques Seebacher et Guy Rosa ; en collaboration avec le Groupe Inter-universitaire de travail sur Victor Hugo-Paris VII. Robert Laffont– 15 volumes. Richard Lesclide, Propos de table de Victor Hugo, E. Dentu, 1885. Paul Lafargue, La Légende de Victor Hugo, Mille et une nuits,(texte original : La Légende de Victor Hugo de 1817 à 1873), parue dans la Revue socialiste, 1885. Pamphlet virulent, écrit par un ancien communard, et à contre-courant, accusant l'écrivain de n'être qu'un bourgeois opportuniste,(La Légende de Victor Hugosur Wikisource). Juliette Drouet, Mille et une lettres d'amour à Victor Hugo choisies, préfacées et annotées par Paul Souchon, coll. « L'Imaginaire », Gallimard,1951. Henri Guillemin, Victor Hugo par lui-même, Paris, Le Seuil, « Ecrivains de toujours », 1951 Arnaud Laster Danièle Gasiglia-Laster « Sa vie, son œuvre »,1984 . Lire en ligne, Éditions Messidor, 1985. André Maurois, Olympio ou la Vie de Victor Hugo, Hachette, 1985. Frédéric Lenormand, Les Fous de Guernesey ou les amateurs de littérature, Robert-Laffont, 1991, sur l'exil à Saint-Pierre-Port. Alain Decaux, Victor Hugo, Éditions Perrin, 2001. Max Gallo, Victor Hugo T1 : je suis une force qui va - T2 : Je serai celui-là!, XO éditions, 2001. ISBN 9782913366206). Henri Meschonnic, Écrire Hugo (2 tomes), Gallimard, 1977.
· Martin Feller, : Der Dichter in der Politik. Victor Hugo und der deutsch-französische Krieg von 1870/71. Untersuchungen zum französischen Deutschlandbild und zu Hugos Rezeption in Deutschland., Thèse Marburg, 1988.
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, Victor Hugo et l'Idée des États-Unis d'Europe, Luxembourg, éd. par les Amis de la Maison de Victor Hugo à Vianden, 2000.
· Jérôme Picon et Isabel Violante, Victor Hugo contre la peine de mort, avant-propos de
, Paris, éditions Textuel, 2001.
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, Victor Hugo, un révolutionnaire, Fayard, 200. Henri Meschonnic, Hugo, la poésie contre le maintien de l'ordre, Maisonneuve & Larose, 2002.
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- Collection TRIBUNS / La documentation française: Victor Hugo, L'universel par Marieke Stein
Attypique-Mag, le Mag des interviews différentes, parce que interviewer, c'est aussi poser d'autres questions parfois dérangeantes souvent avec humour. Même aux Morts que l'on croit connaitre. L’interview d’une vie ne peut être que posthume. Pour découvrir de nouvelles facettes sur une œuvre, mais aussi sur un personnage, ce qu'il pense, ce qu'il ressent, ses idées originales souvent méconnues, ce que seuls les historiens et biographes connaissent, bref un autre éclairage. Une approche originale, des questions atypiques et des interviews posthumes au final très ... contemporaines. C’est le défi que s’est lancé Attypique-Mag.
http://attypique-mag.typepad.com/interviews-posthumes/
Sources et Notes diverses sur Victor Hugo :
- discours d'ouverture au Congrès de la paix, à Paris, le 21 août 1849. Il renouvelle ses exhortations dans un discours prononcée à Anvers le 1er août 1852 :
- préface au Paris guide publié pour l'Exposition universelle
Documents, notes, livres.. recensés avec l'aide de http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo
Maison_de_Victor_Hugo867www.musee-hugo.paris.fr
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Sur l'homme
· Adèle Hugo, Victor Hugo, Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Librairie Internationale ; Bruxelles ; Leipzig, 1863
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o Pleins feux sur Victor Hugo, Comédie-Française, 1981.
o Victor Hugo, éditions Belfond, 1984.
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o Victor Hugo, Frédéric Birr, coll.
o Victor Hugo, celui qui pense à autre chose, coll. « Petites biographies » Portaparole, Rome, 2006.
· Annette Rosa, Victor Hugo, l'éclat d'un siècle
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· Jean-Marc Hovasse, Victor Hugo Tome I. Avant l'exil : 1802-1851 (2001) - , Victor Hugo Tome II. Pendant l'exil : 1851-1864 (2008), Fayard.
· Marieke Stein, "Victor Hugo vient de mourir" les funérailles du siècle in Dans les secrets de la police, éditions l'Iconoclaste, 2008, (
· Jacques Seray, Richard Lesclide, du « Vélocipède illustré » à « La Table de Victor Hugo », Vélizy, Seray, 2009 .
Sur son œuvre
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· Anne Ubersfeld, Le Roi et le Bouffon, étude sur le théâtre de Hugo de 1830 à 1839, Librairie José Corti, 1974
Sur son action politique